LEON ROUSSEAU est arrivé sur terre en même temps que Nevermind the Bollocks.

 Il a 16 ans quand il monte pour la première fois sur la scène du Gibus au sein des SpringBox, groupe qui distillera sa pop punkisante sur les planches poisseuses des salles de concerts parisiennes pendant près d'une décennie. Frustré par la séparation de son groupe au début de ce millénaire Leon fait une pause.

 Puis il découvre la grisante liberté du travail en solitaire. Sans compromission. Sans négociation. Tout seul à assumer les choix.

 Old School est le résultat de ces centaines de nuits passées à la cave, à élimer des guitares vintages, à faire surchauffer des amplis à lampes hors d'âge. Douze chansons dans la plus pure tradition Pop, refusant les boucles et les programmations.

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ELP! 030

 

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Alors que dorénavant, tout un chacun pourra remixer à souhait les chansons des Beatles et que le principe est déjà mis en oeuvre sur ce Love récemment ressorti, il y a encore de petites mains, en France et ailleurs, qui travaillent la pop comme à l'ancien temps pour en faire de jolis joyeux comme on aime encore à les écouter, un brin de nostalgie nous parcourant doucement le conduit auditif.

Léon Rousseau est de ces artisans là. Bricoleur en solo, ancien musicien à tendance punk, il compose désormais gentiment et posément de douces et belles mélodies parfois sautillantes et parfois plus mélancoliques mais toujours de bon goût.

Un bon goût venu tout droit, justement, de ces fameux garçons dans le vent dont l'influence sur ce Old School est évidente et non négligeable tant dans la composition que dans les arrangements. Car en effet cet album se nomme Old School. Pas de tromperie sur la marchandise donc, Léon Rousseau travaille à l'ancienne, petit faiseur pour grand bonheur.

Ces chansons pop des années 60 coulent comme une eau de source en apesanteur. C'est que l'on est rudement bien à l'écoute de ce disque. Hors du temps, on révise malgré nous notre petit précis de la pop illustré, on tape du pied, on note les arrangements purs et judicieux, on chantonne...

En bref on est bien et on en redemande.

DAVID - DECEMBRE 2006

 

Peu d’albums peuvent se vanter de porter aussi bien leur nom. En effet, Leon Rousseau nous propose ici un enregistrement ‘old school’ de pure tradition pop sixties… Quoique festives pour la plupart (« Vertigo », « Angelina Again »), certaines chansons sombrent dans une douce mélancolie, nostalgie des boums d’antan (« Little Love of Me », « Teenage Love Song »). Délicieux mélange que ces chansons pleines de fraîcheur, inspirées du bon vieux temps. Premier titre de l’album: « Happy Happy Song ». Le ton est donné: c’est avec un talent manifeste que Leon Rousseau allie sens mélodique et rythme. Arrivent ensuite « 48h », « Mr Ho » ou encore le sublime « Guilty One », pour ne citer que ces titres. Coup de chapeau d’autant plus mérité que le Français a conçu "Old School" absolument seul. Ancien membre des SpringBox (groupe de ‘pop punkysante’ dont l’influence atteint « Backdoor thing »), Rousseau compose désormais dans sa cave, passant ses nuits à faire surchauffer des amplis à lampes. Que Lennon dorme en paix : son héritage est entre de bonnes mains.
 

KARINE WATELET - OCTOBRE 2006

 

On se demande parfois comment un artiste peut passer de l'univers punk à la folk sans y perdre son âme. Eh bien, pour Leon Rousseau, le parcours est tout tracé. À 16 ans, le garçon officiait au sein des SpringBox, un groupe de punk parisien qui n'aura pas survécu au changement de millénaire. Sous le coup, Leon prend le temps de respirer avant de retourner en studio afin d'y enregistrer ce CD qui offre un penchant "frenchie" à la bonne vieille folk des années '70. Une mélodie sans âge qui perd un peu son côté contestataire pour évoluer vers un son festif qui restitue agréablement l'ambiance d'une époque qui a fini par nous manquer. Pas de doute, Leon Rousseau est un artiste intemporel qui mérite l'attention des amateurs de nouveaux courants pris par la chanson française. Prenez acte, messieurs, dames.
 

AOUT 2006

Léon Rousseau aurait du être punk, d’ailleurs ne l’a-t-il pas un peu été lors de sa participation appuyée aux SpringBox, ce groupe de pop punk qui écumera systématiquement toutes les salles parisiennes pendant une petite dizaine d’années ? Né au son de « Nevermind The Bollocks », l’artiste fera son premier Gibus à 16 ans en ne se lancera en solo que lors de la disparition de son groupe, au début du nouveau millénaire. Restait à se trouver une méthode de travail, à user ses guitares déjà pas toutes neuves et à faire chauffer les lampes des amplis au risque de les faire éclater, mais c’est la rançon d’un son vintage et coloré. A l’arrivée, il y a une douzaine de titres répartis en deux faces comme au bon vieux temps des 33 Tours et un travail refusant toute modernité technologique … Un album résolument pop, mais avec des belles tranches de rock et de blues dedans !

« Old School » rappelle les Beatles plus souvent qu’à son tour, mais on garde à l’esprit toute cette période mouvante des sixties où la musique faisait sa révolution avec les premières ébauches de guitar heroes, qu’ils s’appellent Eric Clapton, Jeff Beck, Brian Jones ou même Keith Richards. Pas de soli diarrhéiques mais de belles grappes de guitares et des riffs très populaires, dans le bon sens du terme, qui empruntent parfois à un harmonica délicat et à des claviers ingénieux, laissant aussi entrer à l’occasion un son de banjo, une nappe d’orgue Hammond, un piano boogie ou de la guitare slide pour mieux marquer la volonté de retour vers l’age d’or de l’insouciance et du rock’n’roll. On sent poindre les premières pattes d’eph et les rouflaquettes qui vont bien avec, les platform boots et les pilules qui aident à ne pas dormir, mais l’important dans « Old School », c’est avant tout la musique et cette faculté qu’a eu Léon Rousseau de faire du neuf avec une vieille recette. On y retrouvera une alternance de mélodies provocantes et de mélodies sensuelles, le tout sur fond de « Happy Happy Song », « Little Love Of Me », « Angelina Again », « Home In The City » et autres « Teenage Love Song » qui ne manquent jamais d’accrocher l’oreille tant les morceaux sont bien construits. Nostalgie, quand tu nous tiens …
 

FRED DELFORGE - JUILLET 2006

Oeuvrant aujourd’hui dans la tradition de la pop du côté des Beatles époque "Rubber soul" pour son côté mélodique, Léon a longtemps fait partie des Springbox, groupe de kangourou pop punk.

On peut aussi lorgner vers le rythm&blues le plus consistant en parlant de la musique de cet énergumène, homme à tout faire, surtout de tous les instruments. En tout les cas c’est avec cette fraîcheur unanime que l’on accède au premier opus de Léon Rousseau. Des mélodies en diable que l’on fredonne toute la journée avec cet air nigaud parce que le vaut bien nous aussi, amateur de pop en stock.

Léon n’est pas un bourdon, puisqu’il remplit ses nuits de chansons à l’esprit chatoyant, et de ses frasques d’insomniaques il use de guitares volubiles branchées sur de vieux amplis à lampes qui suintent leurs esprits "old school". Avec ce sens inné de la mélodie, de la justesse harmonique, les chansons de Léon ont cette chaleur et consistance qui rend dingue.

Travaillant à l’ancienne sans aucune prétention anglo-saxonne, avec juste cette intention particulière de surélever la pop vers des mélodies truffés de perles antédiluviennes.

La filiation pop que Léon propage dans ses chansons ne changera pas la face du monde mais changera à coup sûr l’esprit de vos journées.

BIR - JUILLET 2006

 

Dans les années 90 LEON ROUSSEAU anima un groupe punk. Aujourd'hui il joue seul et enregistre dans sa cave une mixture pop qui n'a plus rien à voir avec ses défoulements soniques et renoue avec son attirance enfantine pour les Beatles. Chanteur et homme-orchestre, il fait tout lui-même mais rejette les facilités des programmations pour solliciter amplis à lampes, tambourin et instruments à l'ancienne. Comme il possède un sens mélodique très sûr et des qualités de compositeur, le résultat est séduisant et totalement intemporel.

2006MAI

Après des années de punk-rock, LEON ROUSSEAU revient à ses premières amours : la pop et le folk. Ce disque entièrement enregistré dans sa cave, tout seul façon homme-orchestre, regorge de trucs à l'ancienne. Des amplis à lampes, du ukulele, du tambourin, de l'harmonica entre autres. Old School donc. Cet album sonne tantôt album, tantôt Electric Light Orchestra. Léon Rousseau ne révolutionne pas le style, mais il nous offre de la pop efficace et agréable à écouter surtout. Pour les curieux qui s'aventureraient sur son site (plutôt original), Léon Rousseau, plein d'humour, s'est amusé à cacher les informations et les mp3. A vous donc de les trouver, ça vaut le détour.

GUITAR PART - S D - MAI 2006

Issu du punk, Léon Rousseau est également un fan des sixties, multi-instrumentiste de surcroît. Et c’est dans sa cave qu’il s’est acquitté d’absolument toutes les tâches musicales pour un album aux yeux résolument braqués sur le rétroviseur, logiquement intitulé Old School.

Lorsqu’on se tourne vers la musique pop, et qu’on souhaite en sus se la faire "old school", on ne passe pas à côté des Beatles. Et non seulement M. Rousseau ne passe pas à côté, mais s’il jette carrément dessus tel un mort de faim. Et ça n’est évidemment pas la pire référence qui soit. En atteste 48H, par exemple, à la rythmique enlevée, auquel on reprochera peut-être des chœurs trop en retrait, mais ceux-ci, à être trop présent, auraient sans doute trop sucré l’ensemble au goût de son auteur, qui vient du punk, tout de même, et qui ne lâche pas une racine pour en attraper une autre. Ils sont plus sonores sur Angelina Again, et prouvent leur rôle précieux pour combler une atmosphère qui flirte avec la vacuité à trop rechercher la simplicité, mais soudain, sans prévenir, vers 1’17", le morceau prend feu sous les coups de boutoir d’une batterie mastodonte. Du meilleur effet. Ce qui est curieux, c’est qu’alors que l’organe du gars Leon rappelle régulièrement celui de John Lennon, on croirait parfois entendre le McCartney dans ses accents les plus Helter Skelter sur Back Door Thing, morceau quasi hip-hop dans la pulsation, mais aux riffs hendrixiens.

Mais il ne faut pas tout réduire aux Beatles, de ce Old School et de leur auteur. Par exemple, Vertigo est une incursion au ukulele dont l’intro balance immédiatement en tête celle de Somewhere Over The Rainbow, mais la comparaison s’arrête là. La mélodie est impeccable, on la sifflotera longtemps au volant d’une décapotable cet été, pour peu qu’on en ait les moyens, et puis si on ne les a pas, eh bien on sifflotera quand même, le cul dans la mousse et un brin d’herbe entre les dents, au bord du premier ruisseau qu’on trouvera, et ça çe ne coûte rien. Retour du ukulele sur All Alright, mais de façon plus discrète, un titre qu’on aurait bien volontier vu chanté par un Roy Orbison si le sort ne s’acharnait pas à nous priver des personnes les plus divines, et par des moyens aussi ridicules qu’une crise cardiaque à la gomme. Donc bon, "faute de", c’est Léon qui s’en charge et il le fait très bien, et de bonne grâce, à sa sauce (c’est à dire celle de Lennon, encore une fois).

Quitte à s’enfoncer dans le rétro, Rousseau en appelle à la soul des Percy Sledge et autres diamants noirs sur Little Love Of Me, et vas-y qu’on danse d’un pied sur l’autre, noyés dans la moiteur d’un tendre corps à corps, et dans les coulées d’un orgue dégoulinant de tout ce que ces sixties ont su nous proposer de sucrettes immaculées. Et si on s’est bien débrouillé, on fredonnera, au petit matin plein de tendresse, un Mr Ho à l’oreille de la victime. Et si après ça elle se barre tout de même, ben c’est tant pis pour elle, il y a encore à voir et à entendre du côté de chez Léon. Comme Happy Happy Song et son solo tantôt Shadow, tantôt stonien. Ou encore l’ultra syncopé Home In The City, qui peut faire penser aux meilleurs Joe Cocker, ceux des tout débuts, avec son piano à la Ray Charles. Il y a le rythme and blues presque Zeppelinien de Twisted Videos, aussi, éructé d’une voix de gorge et dont la mélodie imparable est comme du velcro dans notre mémoire. Une incursion jazzy (Guilty One) et une ballade aux accents Dylan (Teenage Love Song) plus tard, le disque s’achève, et le verdict tombe.

Et l’on est séduit. Tout du long. Ultra-référencé, le truc en plus de ce Old School est paradoxalement un truc en moins : la production. Moins léchée, plus cheap que celle des œuvres auxquelles cet album renvoie, c’est comme un vent de fraîcheur sur la patine d’un temps révolu qui souffle tout du long. Rien de tel que le home-made et la bricole pour rendre touchant et spontané ce qui aurait pu aisément sombrer du côté de l’hommage pompeux.


par Psymanu le 5 juin 2007

     

 

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